Prothèses mammaires

Les seins sont l’emblème de l’identité féminine. Des seins trop petits, trop gros ou trop lourds… Rares sont les femmes qui sont pleinement épanouies avec leur poitrine.

Accueil » Chirurgie du sein : l’augmentation mammaire

L’augmentation mammaire est aujourd’hui la chirurgie des seins la plus fréquente. Elle permet d’amplifier le volume d’une poitrine jugée trop petite (hypotrophie ou hypoplasie mammaire) ou de corriger une poitrine abîmée ayant un volume de seins insuffisant par rapport à la morphologie de la patiente. L’hypoplasie mammaire peut être liée aussi bien à un trouble de la croissance qu’à des motifs plus tardifs comme un allaitement ou une perte de poids importante.

L’opération la plus courante consiste généralement en la mise en place de prothèses mammaires qui vont permettre de modifier la forme, le galbe et le volume des seins. Il existe également une autre possibilité d’augmentation mammaire : le lipofilling. Pour pouvoir avoir recours à cette technique de transfert de graisse autologue, la patiente doit répondre à certains critères contrairement à l’augmentation mammaire par prothèses qui s’adresse au plus grand nombre.

Les prothèses mammaires : en savoir plus

L’augmentation mammaire par prothèses est la méthode la plus courante qui a fait ses preuves sur le plan sécuritaire. L’implant mammaire est constitué d’une enveloppe composée d’élastomère de silicone (un silicone élastique). A l’intérieur, deux types de produits de remplissage sont utilisés en France : le gel de silicone et le sérum physiologique. Le gel de silicone dit « cohésif » a l’avantage d’avoir une consistance moins fluide et donc le risque de se répandre en cas de rupture de l’enveloppe est limité. De même, ces prothèses de dernière génération ne nécessitent pas un changement systématique à chaque décennie. En France, l’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) veille à faire respecter des règles strictes concernant la fabrication et l’utilisation des prothèses. Elles sont approuvées en outre par le marquage de la mention « CE » (Communauté Européenne). Depuis le scandale des prothèses PIP, les fabricants font l’objet d’une surveillance particulière. Les prothèses offrent une diversité importante : la patiente pourra choisir la taille et la forme de sa future poitrine selon sa forme originelle, ses données morphologiques et les conseils du médecin. On distingue ainsi les prothèses rondes des prothèses anatomiques. L’implant mammaire rond prodigue un volume sur la partie supérieure des seins plus important que la prothèse anatomique. La prothèse anatomique préférée pour son rendu naturel en forme de « goutte d’eau » évite l’effet trop bombé. Le choix de la prothèse sera le fruit d’une discussion entre la patiente et le chirurgien.

Comment se déroule une augmentation mammaire par prothèses ?

La chirurgie mammaire est effectuée sous anesthésie générale. Le chirurgien a le choix entre trois voies pour la mise en place des prothèses. La voie axillaire est située dans le pli naturel de l’aisselle et n’induit pas de cicatrices sur les seins. La voie sous-mammaire s’effectue par une incision dans le sillon sous-mammaire. La cicatrice est mieux masquée si la patiente présente une ptôse ou un volume mammaire déjà conséquent. La voie hémi-aréolaire inférieure : l’incision est faite à la limite entre la peau pigmentée de l’aréole et la peau du sein. La pigmentation naturelle de cette zone permet un camouflage idéal de la cicatrice. Le chirurgien réalise ce que l’on nomme une « loge », à savoir l’emplacement dans lequel sera placé la prothèse. Là encore, deux positionnements sont possibles : prémusculaire, où les implants sont placés directement derrière la glande, en avant des muscles pectoraux, ou rétromusculaire, où les implants sont placés plus profondément, en arrière des muscles pectoraux. Plus récemment, une combinaison de ces deux possibilités appelée le « dual plan » où la partie supérieure de la prothèse se trouve derrière le muscle alors que la partie restante inférieure se trouve derrière la glande. Toutes ces décisions, avec leurs avantages et inconvénients respectifs, auront été l’objet d’une discussion entre le patient et le chirurgien. La durée de l’opération varie de 40 minutes à 2h30 selon la voie d’implantation choisie, la disposition des implants et l’existence d’un geste associé (telle une correction de ptose). La durée d’hospitalisation ne dépasse pas les 48 heures.

Les suites d’une augmentation mammaire par prothèses

Après l’opération, le chirurgien met en place un soutien-gorge de contention qui fait office de pansement pour réduire le risque d’hématomes et d’œdèmes. Les suites opératoires peuvent être douloureuses les premiers jours, notamment lorsque les implants sont de gros volume et qu’ils sont placés derrière les muscles. Ces douleurs passagères sont atténuées par la prise d’un traitement antalgique. Les principales observations sont des œdèmes, des ecchymoses et une gêne à l’élévation des bras. Le soutien-gorge maintenant parfaitement la poitrine, ressemblant à une brassière de sport, devra être porté nuit et jour pendant un mois. Dans la majorité des cas, les fils de suture sont internes et résorbables. Dans le cas contraire, ils sont retirés une à deux semaines après l’intervention. Il convient d’envisager une interruption d’activité d’une durée de 5 à 10 jours. La reprise des activités sportives peut être effectuée au bout de 4 à 6 semaines selon leur intensité.

Les résultats et suivi d’une augmentation mammaire par prothèses

Le résultat définitif de l’augmentation mammaire s’observe à 3 mois quant au volume et à la forme des seins. Concernant les cicatrices, il faudra être plus patient et attendre de 6 mois à un an pour pouvoir juger leur aspect définitif. Indépendamment de la durée de vie des implants et exception faite de la survenue d’une variation importante de poids, le volume des seins restera stable à long terme. Toutefois, en ce qui concerne la forme et la « tenue » de la poitrine, les seins « augmentés » subiront, comme des seins naturels, les effets de la pesanteur et du vieillissement, avec une rapidité́ variable en fonction de l’âge et des qualités de soutien de la peau, mais aussi du volume des implants. Une consultation médicale de suivi est recommandée pendant la période post opératoire, 3 mois après l’implantation et 1 an après l’intervention pour apprécier l’état des cicatrices.

Durée de vie de la prothèse mammaire

Qu’elle soit remplie de sérum ou de silicone, il est compliqué de garantir avec certitude la durée de vie d’une prothèse mammaire. Sa longévité varie en fonction de complications éventuelles qui sont propres à chaque cas. Une prothèse de qualité n’a théoriquement pas de durée de vie, mais une nouvelle intervention pour remplacer l’implant au bout de quelques années n’est pas à exclure. La patiente conserve donc sa prothèse, tant qu’elle ne présente pas de signe d’usure et qu’aucune complication n’est constatée.

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