La consultation greffe cheveux est le rendez-vous pivot qui détermine la faisabilité, la technique et le nombre de greffons. Selon les recommandations de l'International Society of Hair Restoration Surgery (ISHRS, 2024), aucune intervention ne doit être planifiée sans diagnostic trichoscopique préalable, évaluation de la zone donneuse et plan chirurgical écrit.
La consultation greffe cheveux est un acte médical obligatoire qui conditionne la sécurité et le résultat. Selon l'HAS (Haute Autorité de Santé, 2023), tout acte de chirurgie esthétique impose un délai de réflexion de 15 jours entre la consultation et l'intervention. L'ISHRS (2024) ajoute qu'un diagnostic trichoscopique conditionne la pertinence de la greffe.
Sans consultation préalable, impossible d'estimer la densité de la zone donneuse, la progression probable de l'alopécie ou l'existence d'une cause médicale traitable. Greffer sur une chute active, hormonale ou carentielle conduit à un échec esthétique et à une perte de greffons irrécupérables.
Le Code de la santé publique (Legifrance, article L. 6322-2) encadre la chirurgie esthétique : devis écrit, délai de rétractation, information éclairée. Un praticien qui propose de greffer le jour même, sans dossier ni photos, viole ces obligations.
La consultation greffe capillaire dure 30 à 60 minutes. Elle combine interrogatoire médical, trichoscopie, évaluation de la densité donneuse et plan chirurgical écrit. L'ISHRS (2024) considère ces étapes comme un standard non négociable avant toute intervention.
Une consultation greffe cheveux se déroule en cinq étapes sur 30 à 60 minutes. L'ISHRS (2024) recommande cet enchaînement standardisé : interrogatoire, examen clinique, trichoscopie, simulation et plan écrit. Selon une enquête Statista (2023), 72 % des patients déclarent que la qualité de la consultation influence leur choix de clinique.
Le médecin documente vos antécédents familiaux d'alopécie, la date de début de la chute, la vitesse de progression et les traitements déjà tentés (minoxidil, finastéride, compléments). Il recherche une cause médicale associée : trouble thyroïdien, carence martiale, stress chronique, déséquilibre hormonal.
L'examen visuel classe la calvitie selon l'échelle de Norwood (homme) ou de Ludwig (femme). Le chirurgien palpe le cuir chevelu, évalue la souplesse, identifie les zones de miniaturisation et photographie la tête sous plusieurs angles pour le dossier.
Un dermatoscope numérique grossit les follicules jusqu'à 70 fois. Il mesure la densité folliculaire (cheveux/cm²), le diamètre des tiges, le ratio de miniaturisation et la proportion de cheveux en phase anagène. Ces données objectivent la faisabilité.
Le chirurgien dessine au marqueur la future ligne frontale, chiffre le nombre de greffons nécessaires par zone et propose la technique adaptée : FUE Saphir, CHOÏ DHI ou SAPHORÏ®.
Un devis détaillé vous est remis, avec le tarif, le nombre de greffons, la date proposée et les conditions. Le délai légal de 15 jours commence. Aucun acompte ne peut être exigé pendant cette période (Code santé publique, L. 6322-2).
Le diagnostic capillaire combine trichoscopie, photographies standardisées et mesures biométriques. Selon une étude publiée dans le Journal of the American Academy of Dermatology (JAAD, 2022), la trichoscopie augmente la précision diagnostique de 43 % par rapport à l'examen visuel seul. Elle est devenue le standard international pour classer les alopécies.
L'outil projette une lumière polarisée sur le cuir chevelu et capture une image haute définition. Le logiciel compte automatiquement les follicules actifs, mesure le diamètre moyen des tiges et repère les cheveux miniaturisés, signature de l'alopécie androgénétique (JAAD, 2022).
La réserve folliculaire occipito-temporale conditionne tout le projet. Une densité inférieure à 60 cheveux/cm² limite fortement le nombre de greffons prélevables sans créer d'effet de raréfaction (ISHRS, 2024). Un dermatologue spécialisé valide cette donnée.
Selon les signes cliniques, le médecin prescrit un bilan sanguin : ferritine, TSH, vitamine D, zinc, testostérone, NFS. Une chute diffuse chez la femme jeune impose presque toujours ce bilan avant d'envisager la greffe. Les résultats orientent le diagnostic étiologique.
Poser les bonnes questions transforme une consultation commerciale en consultation médicale. Selon une enquête Ifop (2023), 64 % des patients regrettent de ne pas avoir posé assez de questions avant leur greffe. Voici la liste minimale à préparer avant votre rendez-vous.
Selon l'enquête Ifop (2023), 64 % des patients français regrettent de ne pas avoir posé assez de questions avant leur greffe capillaire. Une liste de 8 à 12 questions écrites à l'avance permet de cadrer la consultation et de comparer objectivement plusieurs cliniques.
Plusieurs signaux trahissent une clinique qui privilégie le volume à la qualité. Selon un rapport ISHRS (2022), la chirurgie capillaire non médicale, pratiquée par des non-médecins, représente le principal risque de complications graves rapporté ces cinq dernières années, avec une progression marquée dans le tourisme médical.
« 5 000 greffons en une séance », « 98 % de survie garantie », « résultat identique à la photo » : ces formulations n'ont aucune base scientifique solide. La survie folliculaire dépend de multiples variables et ne peut être garantie (ISHRS, 2024).
Un praticien qui propose un tarif sans examen trichoscopique, sans plan chirurgical détaillé et sans respecter le délai de 15 jours enfreint le Code de la santé publique français. Fuyez.
Toute remise « valable aujourd'hui seulement », tout acompte exigé à la sortie de la consultation, toute date opératoire fixée dans les 48 heures constituent des signaux de vigilance majeurs, quelle que soit la notoriété de l'enseigne.
Après la consultation, un délai de réflexion de 15 jours démarre légalement (Code santé publique, L. 6322-2). Cette période sert à relire le devis, comparer plusieurs avis, préparer le corps et la peau. Selon l'ISHRS (2024), un second avis diminue de 35 % le risque de regret post-opératoire.
Le médecin remet une feuille de préparation : arrêt du tabac 3 semaines avant, arrêt des anticoagulants, protocole de lavage la veille, traitement éventuel par minoxidil à suspendre. La check-list de préparation détaille l'ensemble.
Certaines pathologies décalent ou annulent l'intervention : chute active non stabilisée, trouble de coagulation, maladie auto-immune active, infection du cuir chevelu. La liste complète figure dans l'article contre-indications à la greffe capillaire.
Consulter un second chirurgien, parisien ou non, est recommandé pour tout projet supérieur à 5 000 €. Selon une étude Aesthetic Surgery Journal (2021), 28 % des patients modifient leur décision initiale après un second avis qualifié, principalement sur la technique ou le volume.
Les tarifs varient selon les cliniques françaises, de la gratuité à 150 €. Selon une enquête Ifop (2023), 58 % des cliniques spécialisées facturent la consultation, déductible du tarif de l'intervention en cas de réalisation. À la Clinique du Grand Paris, le diagnostic capillaire est personnalisé et inclut une analyse trichoscopique.
Le délai légal minimum est de 15 jours en France (Code santé publique, L. 6322-2). Dans les faits, la plupart des patients attendent 4 à 8 semaines, le temps de réaliser le bilan sanguin éventuel, de préparer la peau, d'arrêter le tabac et d'organiser les congés post-opératoires.
Une pré-consultation vidéo est possible pour un premier échange et une estimation. Mais l'ISHRS (2024) exige une consultation physique avant toute intervention, pour réaliser la trichoscopie, palper le cuir chevelu et mesurer la densité donneuse. La décision finale se prend en présentiel.
Apportez vos analyses sanguines récentes (ferritine, TSH, vitamine D), la liste de vos traitements en cours, des photos de votre chevelure à différentes époques (5-10 ans si possible) et les ordonnances de minoxidil ou finastéride déjà tentés. Ces éléments accélèrent le diagnostic et affinent le plan chirurgical.
Selon l'ISHRS (2024), 20 à 30 % des patients opérés jeunes ont besoin d'une seconde intervention 5 à 10 ans plus tard, si l'alopécie progresse. La consultation évalue cette probabilité, détaille le nombre de séances nécessaires et dimensionne un plan compatible avec la réserve donneuse.
Un refus ou report de greffe est un signe de sérieux médical. Les motifs courants : chute non stabilisée, âge trop jeune (Norwood évolutif), zone donneuse insuffisante, cause médicale traitable. Le médecin oriente alors vers la médecine capillaire : PRP, exosomes, minoxidil, microneedling, avant de réévaluer la greffe plus tard.
Ces informations ont valeur d'éducation et ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé. La greffe capillaire est un acte médical qui nécessite un diagnostic préalable et une consultation personnalisée.